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Pourquoi cartographier vos process avant de faire un ERP sur mesure ?

Validez et dessinez vos flux avant de développer un ERP sur mesure pour éviter doubles saisies, dérives de périmètre et surcoûts.

Julien Thomas

Julien Thomas

Co-fondateur & CEO, Ziema

Pourquoi cartographier vos process avant de faire un ERP sur mesure ?

Avant de coder un ERP sur mesure, je vous conseille de faire valider vos flux de travail. Commencez par un parcours, comme commande client → encaissement : qui fait quoi, avec quelles données, et où le travail bloque ?

Pour cadrer le projet, je retiens quatre étapes :

  • Décrire le travail actuel avec les équipes, sans oublier les doubles saisies et les détours dans Excel.
  • Dessiner le parcours cible, supprimer les tâches inutiles et le tester avec une maquette.
  • Fixer la première version : fonctions, droits, résultats à vérifier, exclusions et reports.
  • Préparer le chiffrage en vérifiant les données à reprendre, les connexions aux autres outils et les cas particuliers.

Enfin, je vérifie si un logiciel standard configurable couvre ces besoins avant de choisir entre SaaS et sur-mesure. Le but : <u>développer ce dont vos équipes ont besoin</u>, sans reproduire les problèmes actuels ni découvrir le périmètre en cours de route.

Cartographier les process avant un ERP sur mesure

Cartographier les process avant un ERP sur mesure

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Ce qui déraille sans cartographie des process

Sans cartographie, les besoins restés implicites ressortent en cours de projet. Le périmètre bouge, les règles changent et le budget dérive. La cartographie sert à les rendre visibles avant de figer le premier lot.

Point à cadrer Cadrage sur des suppositions Process validés
Validations et rôles Autorisations implicites Responsabilités et droits précisés
Flux manuels et doubles saisies Transferts manuels passés sous silence Sources et transmissions précisées
Périmètre stable Ajouts tardifs difficiles à anticiper Livrables et limites explicités

Commencez par fixer les responsabilités et les droits de validation.

Validations, exceptions et responsabilités oubliées

Pour chaque validation et chaque transfert entre services, précisez qui valide, qui saisit et qui modifie, même dans les cas exceptionnels. Faites valider séparément les droits de lecture, de modification et d’approbation.

Doubles saisies, retouches et élargissement du périmètre

Si l’ERP ne couvre qu’une partie du parcours, les équipes terminent le travail dans Excel. Les doubles saisies persistent et l’adoption de l’ERP devient plus difficile.

Une exigence découverte trop tard peut entraîner un avenant et repousser la livraison. Décrivez donc chaque étape avant de verrouiller le cadrage.

Documenter les flux actuels et préparer les process futurs

Commencez par un flux prioritaire. Détaillez uniquement les éléments qui modifient une règle, un contrôle ou le périmètre.

Exemple : commande client → encaissement.

Une fois le fonctionnement actuel clarifié, définissez le flux cible.

Consigner les étapes, les rôles, les données et les règles

Pour chaque étape, indiquez les documents, les outils et les sources de données utilisés. Précisez qui met les données à jour. Notez aussi les contrôles, les exceptions, les ressaisies et les délais observés.

Appuyez-vous sur ce relevé pour vérifier le flux avec les équipes.

Valider la cartographie avec les responsables et les utilisateurs

Observez le travail sur le terrain, puis comparez le schéma aux pratiques des équipes, y compris les détours dans Excel. Faites arbitrer les écarts et demandez à un responsable de valider chaque processus. Séparez clairement les faits, les décisions et les points à confirmer.

Utilisez ensuite cette cartographie pour dessiner le flux cible de l’ERP. Testez-le avec une maquette : les futurs utilisateurs doivent pouvoir mener leur tâche à bien sans blocage.

Choisir ce qu’il faut conserver, simplifier et automatiser

Repérez les attentes inutiles, les tâches répétées et les règles qui se contredisent. Gardez les règles métier utiles, plutôt que les habitudes héritées. Classez les changements selon leur impact métier, leur fréquence, leur risque et les contraintes réglementaires.

Supprimez d’abord l’inutile, puis automatisez le reste.

Utiliser la cartographie pour cadrer le périmètre et les estimations

Une fois les flux validés, la cartographie sert de base au chiffrage. Les flux cibles fixent le périmètre : chaque besoin est lié à un processus, une priorité et une version. Vous pouvez ainsi arbitrer les demandes avant de définir le budget. [1][2]

Classez ensuite chaque processus : à livrer en V1, à reporter ou à écarter.

Exemples à adapter à vos flux.

Ce périmètre doit pouvoir être testé.

Définir la première version et ses critères d’acceptation

Pour chaque fonction retenue en V1, précisez le rôle autorisé, les droits, les règles et le résultat attendu. Indiquez aussi comment vérifier ce résultat, notamment les droits appliqués, les données conservées et le traitement des exceptions.

Consignez les exclusions et les fonctions reportées. Chaque nouvelle demande pourra alors être évaluée par rapport au périmètre fixé.

Le chiffrage dépend également de la qualité des données et des interfaces existantes.

Identifier ce qui fait varier le budget et le délai

Documentez les données à reprendre, leur responsable et leurs défauts. Vérifiez ensuite les accès et les possibilités de connexion à la comptabilité, au CRM ou à la logistique.

Les exceptions, les interfaces, les tests et la migration pèsent autant que le périmètre fonctionnel. Notez les hypothèses et les décisions en attente avant de vous engager sur un budget ou une date. [1][2][3]

Déterminer si un ERP sur mesure est nécessaire

Vérifiez d’abord si un logiciel standard configurable couvre les flux validés, exceptions comprises. Le sur-mesure se justifie lorsque des besoins indispensables restent mal couverts malgré le paramétrage. Comparez les options selon ces écarts et leur coût global, pas seulement leur prix d’achat. [1]

Critère Logiciel standard configurable ERP sur mesure
Adéquation aux process Fonctions disponibles à vérifier Fonctions définies à partir des flux cibles
Paramétrage et intégrations Possibilités et limites à vérifier Connexions à cadrer et à développer

Conclusion : valider les flux avant le développement

Cartographier les flux avant de développer réduit les oublis, les retours en arrière et les dérives de périmètre. Sans cette validation, un ERP sur mesure risque de reproduire les problèmes existants. Commencez par le flux le plus risqué. Demandez aux personnes qui l’exécutent de décrire leur travail tel qu’il se déroule, avec les exceptions et les contournements dans Excel. [1][2]

Une fois ce flux cadré, faites valider le périmètre par les utilisateurs, le responsable métier et la direction. Cette validation doit porter sur le flux actuel, le flux cible, les priorités, les exclusions et les critères d’acceptation. Utilisez une maquette pour confirmer le parcours avant de coder : ne lancez pas le développement tant que le flux cible n’est pas validé. [1]

FAQs

Combien de temps faut-il pour cartographier nos processus ?

La phase de cadrage se déroule pendant les cinq premiers jours du projet. Elle comprend la cartographie de vos processus pour comprendre votre façon de travailler et repérer les points de friction. Elle sert aussi à définir le périmètre précis de votre outil et sa maquette avant de passer au développement.

Ce travail préparatoire précise les spécifications et évite les allers-retours inutiles pendant le développement.

Comment savoir si notre cartographie est assez détaillée ?

Une cartographie est assez détaillée si elle permet de définir précisément le périmètre de votre outil et de valider la maquette avant d’écrire du code. Elle doit décrire les tâches qui vous prennent du temps, les données à centraliser et le travail quotidien de vos équipes.

Elle doit déboucher sur des spécifications claires et un accord sur les livrables attendus. Vous évitez ainsi les allers-retours flous et les surprises pendant le développement.

Comment gérer un changement de processus après validation ?

Un processus change après validation ? Gérez ce changement avec souplesse et transparence. Si le périmètre initial évolue, chiffrez précisément les nouvelles demandes pour prendre une décision éclairée.

La maintenance évolutive permet d’ajuster l’outil au rythme de votre activité et des retours utilisateurs. Avancez par itérations et restez à l’écoute du terrain pour intégrer ces changements tout en gardant le logiciel en phase avec vos besoins métier.

Julien Thomas, cofondateur et CEO de Ziema

Écrit par

Julien Thomas

Co-fondateur & CEO de Ziema

Je dirige Ziema, où nous concevons les logiciels métier que les éditeurs du marché ne font pas : applications métier, plateformes opérationnelles et SaaS verticaux. Au forfait, avec un périmètre et un délai engagés. Nos références : 24 Heures Le Mans, E.Leclerc, Théra-Connect.

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